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AUX PREMIÈRES LIGNES
Les services de première ligne désignent le pre-mier
contact entre le patient et un spécialiste du réseau
de la santé, soit un regroupement de centres de santé
et de services sociaux (CSSS), incluant à la fois les
centres locaux de services communautaires (CLSC) les centres
d’hébergement et de soins de longue durée
(CHSLD), les groupes de médecins de familles (GMF) et de
nombreux autres. Au cours des années à venir, avec le
vieillissement de la population au Québec, la demande pour
les services de première ligne augmentera en flèche;
il est donc urgent de trouver des solutions car la santé et
la qualité de vie de milliers de patients en
dépendent.
FAIRE PLUS AVEC MOINS
« Dans les pays occidentaux, on vit plus vieux, mais on
souffre de plus en plus de diverses maladies chroniques
(diabète, maladies cardiovasculaires et pulmonaires,
maladies articulaires) », précise le Dr
Lévesque. Voici qui amènera une pression
supplémentaire sur un système déjà
engorgé qui dispose de peu de moyens d’action. Pire
encore, les maladies chroniques sont complexes à traiter,
requérant une approche intégrée de plusieurs
spécialistes.
Or, pour arriver à faire plus avec moins, il faut savoir
quels sont les meilleurs modèles ou pratiques à
mettre de l’avant. Puis, on doit pouvoir identifier les
barrières et les éléments facilitant des
services de première ligne plus efficaces. C’est
exactement le type de questions auxquelles le Dr Lévesque
est capable de répondre. Son leitmotiv : penser global, agir
local !
ENQUÊTER SUR LE TERRAIN
En 2005, le chercheur et son équipe ont sondé 9 000
patients, interrogés sur leur expérience au sein de
cliniques offrant des soins de première ligne. Cette
même année, 450 de ces établissements ont
répondu à un questionnaire afin d’en savoir
plus sur les services offerts.
« Cinq ans plus tard, la même démarche vient
d’être lancée, indique le Dr Lévesque.
Parmi les critères étudiés :
l’accessibilité, la continuité, la
globalité, la couverture populationnelle, la prise en charge
des populations vulnérables et l’identification des
besoins non comblés. Les services ont-ils changé pour
le meilleur ou pour le pire ? C’est ce que l’on veut
découvrir. »
À cette fin, des questionnaires ont été
envoyés en mars dernier dans la région de
Montréal et de la Montérégie à des
médecins de famille de près de 700 cabinets
médicaux, à des unités de médecine
familiale et à de nombreux GMF travaillant avec
d’autres professionnels de la santé et offrant des
soins généraux médicaux continus aux personnes
inscrites. Suivant la même démarche qu’en 2005,
9 000 patients de première ligne ont été
rejoints pour compléter l’enquête.
UN REMANIEMENT EN PROFONDEUR ?
« Il s’agit d’une occasion unique de
comparaison.Nous pourrons voir dans quelle mesure les suggestions
de 2005 ont été mises de l’avant »,
révèle le chercheur. « Nous avions
recommandé une approche plus globale et des soins plus
accessibles, soit des politiques pour se rapprocher des standards
internationaux. Comment ces groupes ont-ils réussi à
transposer les modèles suggérés ? Ont-ils su
augmenter la qualité des soins et l’offre de services
? Cette enquête pourra y répondre »
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